Aux municipales 2020 , je voterai vélo

Le vélo comme moyen de transport au quotidien

Notre objectif commun est de faire du vélo un mode de déplacement qui soit efficace, confortable et sécurisé. Nous ne partons pas de zéro puisque de nombreuses villes ont d’ores et déjà fait le choix du vélo : Strasbourg, La Rochelle, Nantes, Lille et Paris qui rattrape son retard à grands pas. La liste est loin d’être exhaustive. Un pays entier l’a fait avant tout le monde et il ne bénéficiait, au début des années 70, d’aucune infrastructure cycliste : les Pays-Bas. En 1973, les villes néerlandaises sont complètement saturées et les nombreux morts (dont beaucoup d’enfants) suscitent une vague d’indignation qui déclenche une prise de conscience générale. On pouvait lire à l’époque dans les manifestations : » Arrêtez les meurtres d’enfants ! » ( à lire sur cet article de citycle.com). En quelques années, un choix politique fort a transformé la pratique du vélo en choix culturel. Il a été suivi de mesures concrètes, d’aménagements adaptés et concertés.

Manifestation au pays bas en 1973

Et chez nous, ce ne serait pas possible ?

« Faire une infrastructure pour qu’elle soit utilisée par deux personnes, ce n’est peut-être pas l’idéal ». Ces paroles prononcées le 20 octobre 2018 sont celles de Philippe Saurel, maire de Montpellier. Le 10 novembre, 1200 cyclistes organisent une vélorution et #JeSuisUnDesDeux devient viral sur Twitter. Le thème du vélo s’est depuis largement imposé dans la campagne municipale (article à lire sur https://reporterre.net). Des villes comme Strasbourg ou La Rochelle ont pris de l’avance, Paris revient dans la course avec son futur Vélopolitain qui sera très prochainement complété en périphérie par le RERV (plan dévoilé en janvier)

Il est temps de pacifier nos centre-villes en redonnant la priorité de circulation aux piétons et cyclistes. Le code de la route le prévoit avec la possibilité de créer des zones de rencontre (article R 110-2 ) . Il existe beaucoup d’autres aménagements simples à mettre en œuvre. On peut en retrouver une partie dans le schéma directeur cyclable publié récemment par GPSEO . Il ne reste plus qu’à l’appliquer. On peut citer un cas d’école : le pont de Poissy.

Pont de Poissy

En élargissant légèrement le trottoir existant, on pourrait parfaitement faire cohabiter piétons et cyclistes en toute sécurité.

Aménagements cyclables : image extraite du schéma directeur cyclable GPSEO

Mais alors, où est le problème ?

Donner de la place aux piétons et cyclistes, c’est en prendre à la voiture. C’est un choix politique fort qu’il faut défendre. L’argument du coût est également souvent avancé. Frédéric Héran (économiste , urbaniste, maître de conférences à l’Université de Lille 1) a comparé les coûts des différents aménagements :

Coûts comparés des modes de transport, d’après Frédéric Héran

Chaque aménagement engage la collectivité sur des années avec des budgets conséquents. Le surcoût engendré par la prise en compte des vélos est mineur s’il est pris en compte au bon moment.

Quelle est la solution ?

Aidez nous à construire la ville cyclable de demain : « Une Confluence qui Roule ! ». Soyez attentif aux programmes des candidats dans votre ville. Participer au baromètre parlons-vélo si vous ne l’avez pas encore fait. Et pour les prochaines municipales : votez vélo et faites le savoir !