La rentrée … c’est aussi en vélo

C’est aussi la rentrée pour « Un Vélo Qui Roule » avec de belles actions prévues sur ce mois de septembre.

Nous serons évidemment présents le samedi 7 septembre 2013 au forum des associations de la ville de Conflans-Sainte-Honorine, place Chenevières. Comme l’année dernière, nous présenterons l’association, ses objectifs et les activités prévues sur l’année à venir. Par ailleurs, nous serons également présents sur le forum des associations de la ville de Maurecourt qui se tiendra à la même date. Cette invitation est une bonne nouvelle et montre l’intérêt de notre association dans la « Confluence » après l’organisation d’un atelier réparation sur Andresy à l’initiative des « Colibris d’Andresy ».

Ensuite, c’est le dimanche 22 septembre que nous ferons la rentrée des ateliers d’auto-réparation de vélos dans le cadre de la semaine de la mobilité sur Conflans-Sainte-Honorine à proximité de la place Fouillères.

Ces deux événements seront aussi l’occasion de communiquer sur … notre futur aménagement d’un atelier de réparation de vélos sur Maurecourt suite à une proposition de la municipalité. Précisons de suite que cela ne signifie en rien l’abandon de notre volonté de rayonner sur les trois villes de la confluence. Bien au contraire, cela facilitera nos actions et notre présence sur le terrain.

En ce début du mois de septembre, signalons l’excellente initiative de la ville de Conflans-Sainte-Honorine qui a édité la 1ère édition de Conflans-Sainte-Honorine à vélo, petit dépliant où nous pouvons trouver l’ensemble des aménagements cyclables sur la ville à l’aide d’une carte mais aussi des rappels sur le code de la route et la pratique de la bicyclette, quelques conseils pour rouler en sécurité et ou encore les organismes à contacter sur la ville. Ce petit guide est une excellente initiative et nous en ferons le relais dès que possible.

A signaler que sur le plan, la présence du premier « cédez-le-passage cycliste au feu rouge » à Conflans-Sainte-Honorine au niveau de la rue Anatole France et de la rue de Pierrefitte. La pose de la signalétique est en cours et cette expérimentation ne sera possible qu’une fois existante.

Il permet aux cyclistes de tourner à droite (ou aller tout droit selon la configuration du carrefour), quand le feu est rouge et sous certaines conditions. Les cyclistes doivent faire preuve de prudence et respecter en toute circonstance la priorité accordée aux autres usagers, particulièrement les piétons auxquels ils doivent toujours céder le passage.
Pour rappel, cette initiative va dans le sens d’une évolution du code de la route en faveur des modes de circulation doux. Elle permet d’accompagner le développement du vélo en ville et de rendre plus fluide la circulation des cyclistes. C’est aussi un moyen d’éviter certains conflits entre les cyclistes et les véhicules arrêtés au feu, notamment celui de l’angle mort.

Si cette mesure va bien dans le sens du développement du vélo comme mode de déplacement, elle ne constitue qu’une étape. D’autres mesures sont susceptibles de renforcer les transports doux. Et, nous vous invitons à nous rejoindre pour en discuter et tendre à un meilleur partage de la voie publique au profit des transports doux.

Pour nous contacter : unveloquiroule(a)yahoo.fr

Atelier de Réparation Vélo le samedi 29 juin 2013 à Conflans-Sainte-Honorine

Pour bien préparer l’été et les balades à vélo qui l’accompagnent, l’association « Un Vélo Qui Roule » organise le samedi 29 juin prochain un atelier de réparation vélo à Conflans-Sainte-Honorine, sur la place Fouillère (en face du bistrot « Le Bouquet », à l’emplacement du marché du dimanche), de 10h à 17h.

Ce sera l’occasion pour tout le monde, petits et grands, de venir apprendre à entretenir ou réparer son vélo dans la bonne humeur, de rencontrer des cyclistes de la confluence et d’échanger sur le sujet.

Venez avec votre monture et votre sourire, l’association fournit conseils, pièces détachées (dans la limite des stocks) et outils.

Convergence 2013 – Dimanche 2 juin

dessin de Singer intitulé Voiture-Prison

Un Vélo Qui Roule invite tous les habitants du Confluent (Conflans-Ste-Honorine, Andrésy, Maurecourt) qui veulent revaloriser la place du vélo dans les déplacements en ville à participer à la prochaine Convergence cycliste le dimanche 2 juin.

A l’occasion de la fête européenne du Vélo, plusieurs milliers de cyclistes de toute l’Ile de France se donnent rendez-vous sur l’esplanade des Invalides pour un grand pique-nique.

Le premier but de cette manifestation est de combattre l’idée que le vélo ne serait pas adapté aux déplacements Paris-banlieue ou interbanlieue. Ce sera l’occasion de découvrir que venir à vélo d’Antony à la Porte d’Orléans ou de Versailles à la Porte de Saint-Cloud n’est vraiment pas un exploit.

Le second but est d’offrir aux Franciliens tout le plaisir d’une agréable journée et les inciter à pratiquer le vélo au quotidien pour le bien de la planète et du cycliste. C’est la dynamique de groupe et l’encadrement qui rassureront les plus hésitants, leur permettant de constater que nous sommes très nombreux à aspirer à d’autres modes de transports efficaces, conviviaux et cohérents avec l’urgence environnementale.

Rendez-vous à 8h45 à Conflans à la passerelle jaune (celle qui longe la N184 en traversant la Seine) avec un vélo en état de marche et un pique-nique.

Gravage de vélo, le samedi 1er juin 2013 à Conflans-Sainte-Honorine sur la place Romagné entre 10 h et 13 h

Entre 10 h et 13 h, le samedi 1er juin 2013, l’association « Un Vélo Qui Roule » organise avec la ville de Conflans un atelier marquage de vélo sur la place Romagné. Nous invitons toutes personnes souhaitant participer à cette opération à nous rejoindre, pour nous aider ou pour faire marquer son vélo, et à participer ainsi à la fête du vélo qui trouvera une prolongation le lendemain avec la convergence francilienne.

Pourquoi un « atelier marquage » ?

Car le vol est une des causes principales de non pratique du vélo. En France, si environ 400 000 vélos sont volés par an, 150 000 vélos sont retrouvés abandonnés. La difficulté est qu’ils ne peuvent être restitués à leur propriétaire. Faute d’identification, seulement 2 % des victimes récupèrent leur vélo ! Or, après un vol de vélo, 23 % des victimes renoncent à racheter un vélo et abandonnent donc la pratique du vélo.

Faire marquer son vélo consiste en la gravure d’un numéro unique et anonyme sur le vélo. Ce numéro constitue un lien direct entre le vélo et son propriétaire. Ce numéro doit être enregistré sur le fichier national des vélos mis en place par la fubicy. L’enregistrement s’effectue via un code confidentiel, remis lors du marquage de votre vélo.

En cas de vol, lors de la déclaration de vol du vélo, il faut simplement préciser que le vélo est marqué. Si le vélo est retrouvé, il pourra alors être restitué à son propriétaire. La police a l’obligation de consulter le fichier national des vélos marqués à partir du moment qu’elle retrouve un vélo marqué.

Des expériences réussies

Deux pays européens sont en avance au niveau du marquage du vélo : le Danemark et l’Allemagne. Ainsi, dans ces deux pays, les chances de retrouver son vélo après un vol peuvent dépasser 40 % (contre 2 % chez nous !)

Plusieurs autres pays ont commencé à expérimenter le marquage : Belgique, Pays-Bas, Grande-Bretagne, Finlande, Etats-Unis… et la France avec la FUBicy.

La voiture est indispensable

dessin de Singer intitulé Voiture-Prison

Lorsque les « anti-bagnoles » s’attaquent au symbole de liberté qu’est la voiture, lorsqu’ils dénoncent la société du tout-automobile, on leur rétorque assez souvent que, de toute façon, « la voiture est indispensable ». Cette affirmation, péremptoire, suffit généralement à détruire dans l’œuf toute discussion future : tout argument, toute idée avancée par les « anti-bagnoles » est balayé par le caractère parfaitement indispensable de l’objet. Nous verrons alors nombre de militants tenter d’infirmer cette allégation, sans jamais réussir à faire changer d’avis leurs interlocuteurs.

Disons-le tout net : oui, aujourd’hui, la voiture est indispensable. Alors, quoi, les écolos ont-il bouffé de la vache du cheval enragé ? Comment peuvent-ils ne pas voir que la voiture est indispensable ? Pourquoi se battent-ils contre ce qui est nécessaire ?

Je pense pour ma part que l’incompréhension entre « anti » et « pro » vient d’un problème de temporalité. Lorsqu’un anti-voiture expose ses idées, on imagine généralement qu’il veut voir disparaître l’intégralité des voitures de la rue dès le lendemain. Mais alors, rétorque le quidam judicieusement, comment je fais pour aller au boulot ? Faire mes courses ? Emmener le gamin à son cours de Rugby ? Aller voir tante Germaine ce week-end ? Et les magasins, comment seront-ils approvisionnés ?

Bien entendu, chacun de ces problèmes a une réponse, mais la plupart du temps elles s’étalent dans le temps. Réponse typique pour le trajet au boulot : habiter moins loin du boulot, relocaliser l’activité, prendre les transports en commun, développer les réseaux de transport en commun, développer les réseaux cyclables, etc.

Ainsi, d’une problématique présente, la réponse se projette dans le futur.

Et même si, pour une grosse partie des déplacements, il existe une alternative (aller chercher son pain à 500m, se rendre à la gare située à 1km, etc.), il n’en demeure pas moins qu’en l’état actuel de la société, la voiture est indispensable pour la majeure partie de la population.

Alors, quoi, est-ce que « Un Vélo Qui Roule » a retourné sa veste ? Serait-on subitement devenus pro-voiture ?

Hé bien non, au contraire : le fait que la voiture soit indispensable aujourd’hui est un argument supplémentaire en faveur de la lutte contre la société du tout-automobile.
Dire « la voiture est indispensable », c’est aussi dire « nous n’avons pas le choix ». C’est cette dictature extraordinaire qu’il faut absolument combattre. Comment a-t-on pu, en quelques dizaines d’années à peine, passer d’un monde sans voiture ou presque, à un monde où celle-ci est indispensable ? L’homme aurait besoin d’eau, de nourriture, d’air, de sommeil… et d’une voiture ? Comment peut-on accepter d’être à ce point inféodé à cet objet de métal puant, bruyant, terriblement dangereux et incroyablement coûteux [1] ?

L’action individuelle, à base de « si on veut, on peut » [2], certes nécessaire et salutaire, n’est pas suffisante pour combattre l’implacable rouleau-compresseur qui, à force de bétonnage et d’étalement urbain, rend la voiture indispensable. Ainsi, se battre contre la société du tout-voiture revient à réclamer que la voiture redevienne un moyen de transport parmi d’autres, qu’on peut choisir d’utiliser ou non. Ce combat devrait être mené à la fois par les amoureux de la voiture et leurs détracteurs, puisqu’il revient à réclamer le retour du choix pour tous. Et puis, nul doute que nombre d’automobilistes aimeraient voir les bouchons disparaître…

Obtenir ce simple résultat serait un formidable pas en avant et requiert déjà d’incroyables décisions politique et changements de mentalités : arrêt de l’étalement urbain et de son corollaire le mitage, relocalisation des activités, ralentissement de la ville [3], fin des gigantesques pôles commerciaux au profit des commerces de proximités [4], arrêt de la glorification irrationnelle de la possession d’une voiture notamment à travers la publicité, etc.

Une fois ce combat mené et gagné, il sera beaucoup plus simple de réagir aux éventuels problèmes soulevés actuellement, par exemple sur l’état des réserves pétrolières ou de matériaux : si vraiment le prix du pétrole continue d’augmenter, alors il sera aisé de se passer de voiture dans une société qui n’est plus construite pour elle, et si on trouve effectivement une super-énergie-propre-révolutionnaire-grace-au-progrès, il sera de même aisé de continuer à utiliser la voiture si on veut.


[1] d’après l’Automobile club de France (lobby pro-voiture), on a les chiffres suivants pour 2011 :

– Voiture neuve « low cost » de 4 CV, 9000 km par an : 4500€/an (0,50€ du km)
– Voiture neuve de 6 CV, 9000 km par an : 6000€/an (0,65€ du km)
– Voiture d’occasion de 6 CV, 9000 km par an : 2500€/an (0,30€ du km)
– Voiture neuve de 5 CV, 15000 km par an : 7500€/an (0,50€ du km)

source : http://www.automobile-club.fr/budget

[2] voir par exemple http://carfree.free.fr/index.php/2005/02/28/le-mythe-de-lindispensable-automobile/

[3] voir la campagne pour la ville à 30km/h : http://www.fubicy.org/spip.php?article365

[4] ce qui permettrait, de surcroît, de revitaliser l’activité économique, si l’on en croit Christian Jacquiau dans Les Coulisses de la grande distribution, sorti en 2000, où il indique que chaque emploi créé dans la grande distribution détruit trois à cinq emplois dans le secteur des PME et du commerce de proximité, ce qu’a confirmé la Chambre de commerce et d’industrie de Paris (CCIP). Voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Christian_Jacquiau

30km/h – Redonnons vie à nos villes

Logo 30km/h ville à vivre

Les organisations membres de la plateforme « 30km/h : redonnons vie à nos villes » : Droits du piéton, la Fédération Nationale des Usagers des Transports (FNAUT), la Fédération française des Usagers de la Bicyclette (FUB), France Auto Partage et Rue de l’Avenir vous invitent au lancement officiel, en France, de la campagne « 30km/h: redonnons vie à nos villes ».

Le vendredi 8 février à 11 heures, dans les locaux de la Maison du Vélo, 37 Boulevard Bourdon 75 004 Paris.

Un million de signataires pour la généralisation du 30km/h comme vitesse de référence en zones urbaine et résidentielle: c’est l’objectif que se fixe l’Initiative Citoyenne Européenne (ICE) lancée par des citoyens de 7 pays de l’Union.

Une telle mesure contribuerait à rencontrer les objectifs européens – non atteints – dans les domaines de la sécurité routière, de la réduction des nuisances sonores et de la pollution de l’air. Elle aurait aussi pour effet d’augmenter la convivialité et le bien être des usagers dans l’espace public.

Le 8 février, les associations françaises porteuses de l’initiative lanceront officiellement la campagne de récolte de signatures.

Signez la pétition : http://fr.30kmh.eu/

source : carfree.fr

A Paris, les verts veulent des rues à 30 km/h

Métro – 29 octobre 2012 – page 12

DÉPLACEMENTS

Les élus écologistes appellent à une généralisation de la limitation de vitesse de 50 à 30 km/h dans la capitale. Cette mesure, à laquelle réfléchit la Ville, permettrait selon eux de réduire la pollution et d’améliorer la sécurité.

Les élus écologistes veulent surfer sur la vague de la limitation de vitesse. Alors que le périphérique s’apprête à passer l’an prochain de 80 à 70 km/h, le groupe Europe Ecologie-Les Verts a réclamé vendredi la généralisation de la limitation à 30 km, contre 50 actuellement, dans les rues de la capitale. Une piste sur laquelle planche déjà la mairie de Paris. Sur certains axes, dont les Grand Boulevards, les automobilistes pourraient ainsi être prochainement obligés de ralentir.

« Le centre de Paris, estiment les élus, doit être entièrement limité à 30 km/h. » Ils invoquent notamment des questions de santé, mais aussi de sécurité, rappelant que la limitation à 30 permet « d’agrandir les trottoirs » et de rendre la circulation à vélo « moins dangereuse ». Enfin, disent-ils, la réduction de la vitesse permet de « fluidifier le trafic » et ainsi de limiter les embouteillages.

Une « supercherie »

La semaine dernière, l’opposition municipale UMP a estimé que cette mesure était une « supercherie ». « On ne roule jamais à 50 km/h sur les Grands Boulevards dans la mesure où la vitesse moyenne n’est que de 17 km/h », ont rappelé les élus. « Il ne s’agit là que d’une énième mesure à l’encontre de ceux qui n’ont d’autre choix que de se déplacer en véhicule. »

La mairie de Paris doit présenter, mi-novembre, une batterie de mesures destinées à lutter contre la pollution.

En lisant le journal gratuit « Métro » (cf article ci-joint) on apprend que les élus écologistes de Paris ont réclamé la mise en place du 30 km/h pour l’ensemble des rues de la ville, à la place du 50 km/h actuellement en vigueur.

On ne peut que saluer cette demande qui va dans le bon sens, à savoir celui d’un apaisement de la circulation et d’un meilleur partage de la chaussée entre les différents modes de déplacement. Les gains à court terme à espérer : réduction drastique du bruit, du danger (pour les piétons ou les cyclistes), et finalement possibilité de réappropriation de l’espace par les habitants de Paris.

Les arguments de l’opposition municipale sont particulièrement étonnants ; on pourrait même se demander à quel point ce n’est pas une caricature. Développons :

  • Les élus de l’opposition semblent ne pas connaître la différence entre vitesse instantanée et vitesse moyenne. Cela rend leur affirmation particulièrement ridicule : partir de la vitesse moyenne constatée à Paris (17 km/h) pour asséner qu’on ne va jamais à 50 km/h, c’est insulter à la fois l’intelligence du lecteur et les faits.
  • Par ailleurs, et c’est là que leur opposition à la proposition des élus écologistes semble totalement contradictoire, c’est que s’ils pensent vraiment qu’on ne roule jamais à 50 km/h à Paris, et qu’on se contente d’une vitesse de 17 km/h, alors en quoi la demande des écologistes les gêne-t-elle ? Si on ne dépasse jamais les 17 km/h, peu importe que la vitesse maximale autorisée soit de 50 ou 30 km/h…
  • On notera la rengaine mainte fois réchauffée de la pseudo défense de « ceux qui n’ont d’autre choix que de se déplacer en véhicule ». Rappelons à tout hasard que la demande des écologistes ne concerne pas l’interdiction de rouler en voiture à Paris, mais simplement un abaissement de la vitesse maximale autorisée qui, pour les écologistes, « permet de « fluidifier le trafic » et ainsi de limiter les embouteillages » et qui, pour les élus d’opposition, n’a aucun effet (n’oublions pas que, pour ces gens, puisque la vitesse moyenne est de 17 km/h à Paris, on ne saurait rouler plus vite !)

Profitons de cet article pour souligner le chiffre de 17 km/h avancé : oui, rouler en voiture à Paris n’est pas plus rapide que de rouler en vélo, pour lequel la vitesse moyenne constatée à Paris est de… 17km/h aussi !

Ainsi, si tous ceux qui pouvaient faire du vélo laissaient leur voiture au garage pour pédaler, cela réduirait considérablement les embouteillages et la pollution ; ceux qui ont vraiment besoin de leur voiture pour se déplacer (handicapés, par exemple) pourraient enfin le faire sans se retrouver coincés dans d’interminables bouchons…

Compte-rendu de l’atelier du samedi 22 septembre 2012

Une partie de l'équipe de bénévoles se penche sur un vélo bien mal en point : dérailleur à moitié arraché, chaine cassée... Du boulot en perspective !

La journée sans voiture, événement mondial s’inscrivant dans la semaine de la mobilité, a été l’occasion pour « Un Vélo Qui Roule » d’organiser et d’animer un atelier de réparation vélo coopératif et gratuit. Celui-ci a eu lieu place Fouillère, à l’emplacement du marché, dans le prolongement de la rue Maurice Berteau temporairement rendue piétonne pour la journée. Conjointement, et en collaboration avec la mairie de Conflans Ste Honorine, nous avons tenu un stand de marquage de vélo « Bicycode » (http://www.bicycode.org/).

Dès son ouverture à 10h l’atelier s’est rempli de monde, que ce soit pour faire marquer son vélo ou pour profiter de l’atelier pour apprendre à l’entretenir ou le réparer. Neuf bénévoles de l’association se sont impliqués et relayé tout au long de la journée pour animer l’atelier et distribuer des dépliants d’information aux commerçants.

Une bonne partie des magasins ouverts de la rue Maurice Berteau (une trentaine) reçurent la visite de deux membres de l’association qui leur distribuèrent des dépliants « Piétons et cyclistes : de bons clients pour vos commerces ». En effet, contrairement à la croyance populaire, réduire la vitesse dans une rue en la rendant plus accessible aux piétons et aux cyclistes augmente le chiffre d’affaire des commerces. Un argument percutant pour les commerçants ! Les deux-tiers d’entre eux furent sensibles au discours tenu par l’association, un tiers y restant hermétique malgré les chiffres avancés. L’un des problèmes majeurs soulevé : les places de parking, trop peu nombreuses d’après certains !
Et pourtant, ce que propose l’association « Un Vélo Qui Roule » pour la rue Maurice Berteau permettrait de mettre tout le monde d’accord : une « zone de rencontre » [1], c’est à dire un espace où la rue et le trottoir disparaissent, où le partage de la voirie s’effectue réellement : les voitures, les cyclistes et les piétons peuvent emprunter librement cette rue limitée à 20km/h et où, bien entendu, les piétons sont prioritaires sur les cyclistes, eux-mêmes prioritaires sur les voitures. En permettant aux habitants et riverains de revenir dans cette rue à pied, le problème des places de parking diminue : ce seront autant d’automobilistes en moins qui devront trouver une place de parking, tout en augmentant la fréquentation de la rue !

Durant la journée environ 200 personnes s’arrétèrent à l’atelier, certaines pour graver leurs vélos, d’autres pour le réparer, d’autres encore par simple curiosité ou pour prendre des informations.

Ce sont ainsi 26 vélos qui furent marqués gratuitement (le matériel nécessaire ayant été gracieusement prêté par la mairie). Ces vélos, s’ils sont volés, auront ainsi beaucoup plus de chance d’être rendus à leurs propriétaires une fois retrouvés par la police.

50 vélos environ profitèrent de l’atelier, pour des interventions diverses.
La plus simple : la vérification de la pression des pneus.
La plus complexe : le remplacement intégral d’un dérailleur tordu et cassé.
La plus classique : le réglage du dérailleur, ex-aequo avec le gonflage des roues.
Les cyclistes ont été ravis de mettre la main à la pâte, effectuant eux-mêmes le travail nécessaire sur leur vélo, avec l’aide et les conseils des membres de l’association.
Une mention spéciale à ce cycliste de 80 ans qui est passé pour un problème grave à son vélo que nous avons réparé. Nous lui souhaitons bonne route !

L’association « Un Vélo Qui Roule » augmente aussi le nombre de vélos qui roulent : deux vélos pour adulte et un vélo pour enfant furent ainsi remis en circulation.

Des personnes, appréciant le travail de l’association, ont aussi profité de l’atelier pour nous offrir des vélos qu’ils n’utilisaient plus. Tous sont bien entendu à réviser ou réparer, mais c’est justement l’objectif de l’association : que les vélos qui ne servent plus puissent de nouveau… rouler ! Ce sont 7 vélos qui nous furent ainsi offerts.

L’atelier vélo a aussi été l’occasion de recevoir de nombreuses adhésions de Conflanais souhaitant nous soutenir (rappelons que l’adhésion n’est pas obligatoire pour profiter de l’atelier). Cela porte le nombre d’adhérents de l’association à 34.

Un véritable succès donc, sur lequel nous allons rebondir pour continuer notre travail de promotion du vélo et des transports actifs, et demander un local à la mairie pour nous accueillir : tout comme lors du forum des associations, de nombreuses personnes nous ont demandé où nous étions situés dans Conflans, et si notre atelier était souvent ouvert. Il ne fait nul doute que les Conflanais trouveraient une réelle utilité à ce que notre atelier puisse ouvrir ses portes de manière hebdomadaire !

En attendant ce local, les prochains ateliers publics auront lieu l’année prochaine à Conflans et Andrésy. Pour vous tenir informés : http://unveloquiroule.fr

[1] voir par exemple http://velobuc.free.fr/zonerencontre.html

Le vélo dans l’avenir de nos villes

Une lettre ouverte, écrite par quatre élus de quatre villes différentes et publiée dans le monde, dont Un Vélo Qui Roule se fait le relais :

Photo Tourne à Droite Cycliste

Le Monde.fr | 06/09/2012

Par Alain Jund, Catherine Hervieu, Rudy L’Orphelin, Clément Rossignol

Si aujourd’hui le prix de l’essence atteint des sommets, chacun s’accorde pour reconnaitre que cette évolution est durable et inexorable. Les défis de la mobilité nous imposent de changer de paradigme.

La place du vélo dans nos agglomérations constitue un levier pour la transformation de nos villes. Le vélo est non seulement un mode de déplacement essentiel, c’est également un outil d’aménagement des espaces urbains et des territoires. Et de ce point de vue, la France accuse un retard alarmant.

A titre de comparaison, quand les Français parcourent en moyenne 75 km à vélo par an, les Allemands et les Belges sont autour de 300 kilomètres. Les Danois, quand à eux, qui dépassent allègrement les 900 kilomètres.

ET POURTANT !

Pendant plus de 25 ans, ce sont nos impôts qui ont payé l’achat de nos voitures. Cela a couté (et coûte encore) des milliards aux contribuables. Souvenons-nous des balladurettes, des jupettes, des primes à l’achat et autres incitations pour l’automobile. Pendant des décennies, l’obsolescence programmée l’a été avec l’argent public. Les voitures étaient encore en état mais les primes les amenaient directement à la casse. Qu’on en juge : à lui tout seul le dernier plan national qui a pris fin en décembre 2009 comportait plus de 220 millions d’euros de primes à la casse, l’appui au crédit automobile à hauteur de 1 milliard d’euros et 300 millions d’euros pour le démarrage du fonds d’investissement ad hoc….

Cet été, le plan de soutien à l’automobile initié par Arnaud Montebourg au-delà des intentions affichée ne peut faire l’objet d’un chiffrage précis ; c’est néanmoins un »investissement » de 490 millions d’euros pour les finances publiques en 2013, « en grande partie compensé » par les malus pour les véhicules polluants.

En bout de course (sic) le gouvernement précédent avait annoncé dans un pseudo plan national vélo fin janvier une mesure phare définissant …. La dimension enfin règlementaire d’un panneau attendu depuis plus de 14 mois et permettant dans nos villes, le tourne-à-droite pour les cyclistes.

Tout ça pour ça ! Aujourd’hui, le gouvernement doit prendre toute la mesure de l’importance du vélo. Il constitue une réponse pragmatique, efficace et économique à une part des défis des déplacements de nos concitoyens.

Le ministre des transports doit prendre la mesure de l’investissement des près de 500 millions d’euros que les collectivités ont consacrés en 2009, aux politiques en faveur du vélo (pistes cyclables, aménagements urbains, stationnements,services …..). Le budget de l’Etat pour ces mêmes politiques s’élevait péniblement à 15 millions d’euros alors même que les recettes (principalement fiscales) liées au vélo s’élevaient à 621 millions d’euros pour le compte de l’Etat. ( Grand Angle- Economie du Vélo, parue en juillet 2009). A titre de comparaison, la diminution de 2 cents du prix de l’essence équivaut à une perte de 1 milliard d’euros dans le budget de l’Etat.

UN ENJEU POUR TOUS

Le vélo est un levier essentiel pour relever les défis des politiques de déplacement et d’égalité des territoires.

C’est d’abord le défi de la mobilité. En 2012, 50 % de nos déplacements de moins de deux kilomètres se font en voiture. Un tiers des écoliers va à l’école située à quelques centaines de mètres du domicile en voiture. Le droit à la ville pour tous, le droit pour chacun d’accéder à son lieu de travail, de scolarité ou de loisirspassera de plus en plus par des modes de déplacements « actifs ».

C’est aussi le défi du pouvoir d’achat. Le budget « transports » est aujourd’hui en 2e position dans le budget des ménages et des familles. L’usage régulier du vélo fait partie des réponses fortes et durables quant au pouvoir d’achat de tous nos concitoyens.

C’est également le défi de la santé. A l’heure où plus de 15 % des Français souffrent de maladies liées à l’inactivité (obésité, diabète, maladie cardio-vasculaire), le vélo au quotidien, en tous cas régulier, est source de bienfaits en terme de santé publique et ouvre un champ d’économies réelles dans le financement de la protection sociale. Face à la pollution de l’air et aux dégâts sanitaires issus des particules fines des moteurs diesel, l’usage du vélo contribue à l’amélioration nécessaire de la qualité de l’air. D’après le ministère de la santé, le vélo contribuerait à une économie annuelle de 5 milliards d’euros pour le budget de la protection sociale.

C’est le défi de l’énergie. Du pétrole inépuisable et bon marché nous sommes passés à une énergie rare et chère. L’usage du vélo facilite la transition dans les modes de déplacement tout en diminuant notablement la facture énergétique qui pèse aujourd’hui pour 45 milliards dans la balance commerciale. C’est aussi le défi de l’espace. Les aménagements pour les vélos (pistes, cheminements, stationnement…) ne requièrent que peu de notre espace, denrée de plus en plus rare dans nos villes et nos territoires. De plus ils sont peu coûteux comparativement aux budgets des infrastructures routières et autoroutières.

C’est enfin le défi du vivre ensemble car l’usage du vélo permet de développer des liens quotidiens apaisés entre usagers de l’espace urbain. Il contribue immanquablement à plus de convivialité, d’humanité, de rencontre et d’échanges.

DES PRIORITÉS STRATÉGIQUES

Pour conforter et dynamiser l’action des villes et des agglomérations en matière de développement de l’usage du vélo, l’Etat doit prendre des décisions claires sans dépenses supplémentaires.

La refonte du code de la route en code de la rue afin de sortir de cette cultureréglementaire automobile pour enfin redonner la priorité aux usagers les plus fragiles et vulnérables des espaces publics.

L’affectation aux aménagements cyclables de 10 % des budgets d’investissement consacrés aux infrastructures liées aux déplacements (routes, autoroutes, contournantes…) La mise en place de mesures fiscales incitatives, comme pour les autres modes de déplacement, pour l’achat et l’usage du vélo (trajet domicile travail). Mesures qui, de plus, structurent et confortent les filières locales de conception, production, montage et entretien des bicyclettes.

Si, à Strasbourg, 14 % des déplacements se font à vélo, record français, ce chiffre s’élève à 27 % à Karlsruhe (au pays de l’automobile) et à 32 % à Copenhague (au bord des grands froids pluvieux de la mer du Nord).

Ces mesures balisent clairement la piste que doit prendre, en France, le vélo sous toutes ses formes avec un vrai Plan National Vélo qui inverse les logiques actuelles des mobilités et déplacements. C’est l’enjeu que nous défendons localement et au plan national en tant qu’élus écologistes. Nous sommes d’ores et déjà prêts à y contribuer.

Alain Jund, adjoint au maire de Strasbourg
Catherine Hervieu, vice présidente de l’agglomération de Dijon
Rudy L’Orphelin, adjoint au maire de Caen
Clément Rossignol, vice président de la communauté urbaine de Bordeaux.

Alain Jund, Catherine Hervieu, Rudy L’Orphelin, Clément Rossignol


Sources :
http://www.velosenville.org/index.php/81-le-velo-dans-l-avenir-de-nos-villes
http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/09/06/le-velo-dans-l-avenir-de-nos-villes_1755710_3232.html

Les effets indésirables du vélo

Si vous envisagez de remplacer votre voiture par un vélo, alors il est important de connaître l’impact de cette décision. Vous trouverez ci-dessous 11 effets secondaires du vélo que votre vendeur de vélos ne vous dira pas.

  • 1. La perte de poids. Si vous essayez d’être gros, le vélo n’est pas bon pour vous. Le vélo est connu pour éliminer les calories provenant des réserves de graisse du corps.
  • 2. Le ralentissement de la respiration. Les gens qui utilisent régulièrement le vélo ont besoin de plus de temps entre chaque respiration, que ce soit quand ils font du vélo ou quand ils sont en période de repos.
  • 3. La réduction du stress et de l’agressivité. Les gens qui vont au travail à vélo sont moins susceptibles d’être agressifs, ce qui peut poser problème pour la survie dans le monde d’aujourd’hui.
  • 4. Ponctualité. La possibilité de naviguer dans le trafic urbain, en prenant des raccourcis dans des endroits où les voitures ne peuvent pas passer, tout en évitant les embouteillages de l’heure de pointe, laisse souvent les cyclistes dans l’ennui lorsqu’ils doivent attendre l’arrivée de leurs collègues.
  • 5. La stimulation mentale sans caféine. Ceux qui utilisent régulièrement le vélo ont la sensation naturelle d’être alerte et bien éveillé, et ne peuvent donc pas justifier la pause café en début de matinée.
  • 6. Sentiment d’invincibilité. Les personnes qui sont leur propre moyen de transport ont souvent la dangereuse impression qu’elles peuvent réaliser quoi que ce soit.
  • 7. La pratique du vélo peut conduire à d’autres activités. Rouler à vélo encourage la curiosité, l’exploration, et peut même provoquer une dépendance à la volonté de découvrir le monde.
  • 8. Une joie extrême. Les cyclistes réguliers ont du mal à comprendre la colère des automobilistes, et se tiennent donc à l’écart du passe-temps populaire qui consiste à maugréer sur la circulation. Des sourires trop fréquents peuvent provoquer des rides d’expression sur le visage.
  • 9. Perte de sensation. La pratique régulière du vélo rend insensible au froid, à la pluie, aux intempéries et même à la chaleur.
  • 10. Mauvais pour la croissance économique. La pratique du vélo diminue les profits des compagnies pétrolières et des constructeurs de voitures tout en limitant la pollution et les problèmes de santé publique. Or, la pollution (et la dépollution qui va avec) et les problèmes de santé publique (dont les accidents de la route) participent à la croissance du PIB.
  • 11. Entraîne des coups de téléphone du banquier qui s’inquiète de voir autant d’argent sur votre compte sans que vous ayez contracté d’emprunt. Sur le long terme vous pourriez avoir envie de demander la nationalité belge.

Source : http://carfree.free.fr/index.php/2012/09/12/les-effets-indesirables-de-velo/